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PARIS.

TYPOGRAPHIE HENNUYER ET FILS, RUE DU BOULEVARD, 7.

BRITANNIQUE

REVUE INTERNATIONALE

CHOIX D'ARTICLES

extraits des meilleurs écrits périodiques

DE LA GRANDE-BRETAGNE ET DE L'AMÉRIQUE

COMPLÉTÉ PÅR DES ARTICLES ORIGINAUX

SOUS LA DIRECTION DE M. AMÉDÉE PICHOT.

ANNÉE 1867,- NOUVELLE SÉRIE DÉCENNALE.

TOME PREMIER,

BODI

PARIS

AU BUREAU DE LA REVUE, RUE NEUVE-DES-MATHURINS, 34.
ROTTERDAM

MADRID
CHEZ M. KRAMERS,

CHEZ BAILLY-BAILLIÈRE,
Libraire-Bditeur.

Libraire de Leurs Majestés.
LA NOUVELLE-ORLÉANS, A LA LIBRAIRIE NOUVELLE.

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1867

REVUE

BRITANNIQUE

GÉOGRAPHIE.

OPHIR (LA TERRE DE L'OR).

L'une des banalités qui divertissent le plus les vrais géographes est l'assertion, si souvent répétée par certains critiques, qu'il ne reste désormais à peu près rien à découvrir sur la surface de la terre. Nous avons en ce moment devant nous la solution probable d'un problème qui, parmi les questions que soulèvent les récits bibliques, a particulièrement embarrassé les géographes livrés à ce genre d'études; or, cette solution aurait pour conséquence possible de transformer de fond en comble une immense partie de continent. Ophir était la région qui fournissait à la Terre-Sainte l'or le plus précieux (Job, XXVIII, 16; Is., XIII, 16), et si, comme cela paraît vraisemblable, il était prouvé qu'Ophir est situé sur la côte sud-est d'Afrique, au pied de cette longue chaîne littorale de montagnes, où, depuis quelque temps déjà, on a reconnu des gisements d'or; il y aura là le même motif d'attraction et le même aliment pour l'esprit d'aventure ou d'entreprise qui a colonisé l'Australie, la Californie, la Colombie britannique et la Nouvelle-Zélande, tandis qu'un nouvel avenir s'ouvrira pour une région longtemps négligée, et qui, par la fécondité de son sol, ses cours d'eau, ses lacs et ses montagnes, semble promettre à l'agriculture, au commerce et à l'industrie des richesses inappréciables.

Plusieurs colonies de l'Orient ayant reçu les noms de leurs principaux fondateurs bibliques descendants de Sem, Cham et Japhes, comme Chus, Sabą, Assyr, Lud, Aram et autses, on a supposé qu'Ophir ţirạit son nom du fils de Jectan', arrièrepetit-fils de Sem (Gen., X, 29), bien que, suivant l'opinion de plusieurs érudits, ce mot signifie tout simplement « poussière. » C'est pourquoi le révérend Ch. Forster, dans sa Géographie historique de l'Arabie (vol. I, p. 167), se fondant sur ce que le célèbre voyage à Ophir ayait, pour la première fois, porté la gloire de Salomon à la connaissance de la reine de Saba, et sur ce que la plupart des descendants de Jectan s'étaient établis en Arabie, a identifié Ophir avec un site appelé Ofor ou Ofir, qui se trouve dans les montagnes d'Oman, près des sources du fleuve de ce nom, et sur la côte orientale de la péninsule arabique. Mais comme la flotte de Salomon devait nécessairement naviguer dans la mer Rouge, soit qu'en arrivant au détroit de Bab-el-Mandeb, elle tournât du côté de l'est, vers Oman ou l'Inde, soit que ce fût du côté de l'ouest, vers l'Afrique, il n'est pas étonnant que le passage de cette flotte ait été connu des chefs qui résidaient à cette époque sur les côtes de la meş Erythrée, à l'est ou à l'ouest, et que cette connaissance plus ou moins exacte ne puisse fournir une preuve suffisante quant à la destination ultérieure de ladite flotte.

Citons ce que dit la Bible sur le voyage à Ophir : « Salomon avait en mer une flotte de Tharsis (I, Rois, x, 22) » et « Josaphat avait équipé des vaisseaux de Tharsis » pour aller à Ophir cherches de l'or (I, Rois, XXII, 48). Ces textes ont fait supposer, malgré l'évidence historique de la réunion de la flotte du grand roi à Asiongaber, qui est près d'Ailath, sur les rives de la mer Rouge, dans le pays des Iduméens, et la coopération de Hiram, roi de Tyr, son ami et son allié, qui joignit aux sujets de Salo

· Ce nom d'Ophir ou Opher est donné par la Bible à un fils de Jectan et å un fils de Madian.

(Note du Traducteur.)

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