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suinant leurs naui

à Amsterdam chez Cornille Nicolas,

ic baïe.

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gations, imprimées tugais, S. Angelo. Ie ne me souuiens plus du

nom que les habitans leur donnent, ayant l'an 1609 & pag. 6. laissé mes memoires à Paris, Certeriuiere en. & dileription déce- trant dans ce golfe par le dessus , laisse vne

petite isle au milieu triangulaire, ayant vn village.

Les villages de cette contrée,comme tous les autres de cette ille de Madagascar, sont ceints de forts pallis, n'y ayant rien d'extraordinaire en ceux de cette coste d'Antongil, finon que les habitans d'icelle fontsentinelles & gardes sur les aduenuës & à l'entrée des villages , ayans au milieu vn corps de garde , crainte d’estre surpris par les voisins, qui tiennent les montagnes, auec lesquels ils ont guerre perpetuelle.

Au deuant de la porte du corps de garde, il y auoit deux tambours attachez, faits d'un tronc d'arbre creusé,couuert d'vne peau de cabril bien ratissée & tenduë , le dedans garni de picques & grands boucliers en oualle de bois couuert de cuir.

le saluay le Roy dans Angoada, lors qu'il y vint visiter les Hollandois, il estoit aagé de quarante ans, les cheueuxynis comme les nostres , le visage & tout le corps bazané, depuis les reins iusques au iaret couroit vn linge de coton que les Holládoisluy auoient donné,raié de bleu & de blanc, qu'ils auoient

apporté

us de ayant reen

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. apporté des Indes Orientales ; ce lingeretenusur l’eschine d'vnel'arge ceinture du païs. Il estoit barbu, ayanten tefte yn bonner de ioncs de plusieurs couleurs, tenant vne lance en main, le reste du corps nud, ses iambes & bras chargez de cercles d'or, d'argent, & menilles. Il me receut amiablement, m'inuitant de l'aller voir en son village, qui n'estoit. qu'à vne demie lieuë au dessus d'Angoada, & me presenta à boire du vin de miel dans vne corne de beuf, qui tenoit enuiron deux peintes. Ie le fus voir en son yil, lage, où il me receur fort bien , & au bout de neuf iours, ie quittay cette baie, ou golphe d'Antongil, qui eft sous la hauteur de seize degrez & demi du pole Antartique, s'estendant du Nordnordoueft,& Sudsudest, dix lieües en longueur, & cinq lieües enlargeur.

Ayant pris congé du Royicm'en retournay par le inesme chemin

que en la prouince des Malegasses, au village de Manhale, lieu de ma demeure, où ie trou, uay Andianmachicore & sa femme en grande difpure: celle-cy vouloir se saisir de toute ma marchandise', sur le bruit qui auoit couru , que i'auois esté tué; & l'autre l'empefchoit,disant,que ce seroit violler le droict d'hospitalité. Mais tous deux cefferent leurs

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i'auois tenu,

Esqu'il at aagé ameles pazané,

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auoient auoient

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apporté

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querelles à mon arriuéc, & mereceurent auec .
tant de demonstration d'amitié, que ie me
tins plus que satisfait des trauaux que i'auois
soufërt en mon perilleux & long voiage,
duquel ie ne. raportay autre fruiệt que la
connoissance des

riuieres & ports, auec beau-
coup de beftail que i'amassay en retournant
au prix de mes babiolles, queie donnay en .
efchange.

Mais comme ie n'estois encore satisfait demon voiage, & que ma curiosité me portoit à en fçauoir dauantage que ic n'auois apris, ayant tenu le long de l'ifle de Madagascar, ie voulus la trauerser, pour reconnoistre les prouinces qui estoient tant au milieu d'icelle, que celles qui estans sur les bords de la mer, regardoient la basse Ethiopie.

Nonobstant qu'Andianmachicore m'en dissuadast,me disant, que ces peuples estoient barbares, & sans foy, ie ne laissay de suiure mon dessein, accompagné d'vn maistre du village de Rannefouché, nommé Diamber, & de dix-neuf Noirs, qu'Andianmachicore m'auoit donné pour meseruir. Outrelesquels ie me fis luiure de quatre de mes domestiques, chargez de mes hardes, armes,& marchandise.

Ayant passé sur les limites des Machico* Les cartes disent, res pour entrer en celles des * Tapates, qui

Manapares,

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ore satisfait até me porie n'auois de Madaour reconcantau mirles bords hiopic. core m'en es estoient de suiure aistre du Diamber, achicoutre lefmes doarmes,&

eft plat païs, nous allafmes coucher en yn village, duquel estoit feigneur vn 'nommé, Andianmarropene , qui nous fit bonne chere, is nous voulur détourner de passer chez les Machicores, disant

que

c'estoient tous voleurs & meurtriers: ie luy demanday.combien ils estoient, il me respondit Roariue , qui veur dire, deux mille: ie luy dis, que ie les battrois moy cinquiesme, auec mes fuzils & pistolets, Ce qui l'estonna, mettant ses mains deuant sa bouche, qui est vn signe d'admiration parmi ces peuples. Puis continuant de luy parler, ie m'enquis de luy combien il y auoit de chemin depuis le lieu où l'estois iusques au village dAndianmarophate , qui estoit vn seigneur

du
païs

des Tapates : il nous fit refponse, qu'il y auoit pour trois Lunes de chemin, s'estoit pour me derourner de mon engreprise , parce qu'ayant continué en icelle, ie me trouuay auec ceux qui* m'accompagnoiét au village d Andianmarophate au bout de fix heures. Ce seigneur, contre ce qu'on nous auoit dit, nous receur fort bien, & nous donna des guides pour nous conduire à la baïe de fainct Augustin , qui est au bout de la prouince des Machicores. Mais comme ie voulus partir du village, cous ceux qu' Andianmachicore m’auoit" donné, s'en retournerent, croyans ce qu'on leur auoit dir de la cruau

achicotes, qui

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té de la nation chez laquelle ie m'en allay auec mes quatre domestiques.

Nous emploiasmės cinq iours depuis leur depart iusques à la baïe sainct Augustin, & enħin ayant passé par plusieurs villages nous arriuafmes à la riuiere qui entre dans la baïç, se fourchár en son embouchure par le moien d'vne.iflette qui la diuise. Elle est sous la hauteur de vingt-trois degrez & demi,iustement sous le Tropique du Capricorne.

· Descendant la riuiere , on trouue quatre villages, deux à droite , & autant à gauche; fous ceux-cy au milieu d'vne langue de

terre qui croise sur le port“, sur le riuaCe fort fut baftige, il y a quelque apparence d'vn fort , & Em 1995. Iefquels die d'vn cimetiere dans vne petite isle , qui est Fent were cimeriere de tout proche par des grosses pierres couchées morts, qui furét em- & elleuées sur terre. Il y auoit encore en

l'angle Septentrional de ce golphe, des ve* Vois le voyage de stiges d'vne autre forteresse que nos Fran1601.où il dit, qu'ils çois auojent bastiautrefois contre ces Insuen het teremte, proches Laires, qui sont plus barbares en cet endroit dans trois jours, en qu'en tous autres, & ce pour s'y tenir en seuce licu nommé par reté auec leurs malades , peu de personnes

costoians le Royaume de Guinée ne pouuans eschaper les maladies auant qu'arriuer à Madagascar, dans laquelle isle il faut outre ce, seiourner , pour y prendre du rafrai-chissement, & visiter les vaisseaux, qui ont

portez du (curbut; & heyres chaudes.

cax le cimetiere des François.

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