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que

à part en vn vase, dans deux heures apres, faiæ vne forme de lie tres-blanche, laquelle est appellée des Brasiliens Tapioja, Tipiaca, Tipioca, & Tipiabica. Estant séchée elle fé met en farine, aussi tres-blanche,ditte Tipiocui, de laquelle on faict des pieces de four, tartes & gatteaux excellens, qui font appellez Tipiacica. Ils en font de la bouillie bonne à manger, & qui fert aussi de colle. Marcgrau. liu. 2. ch. 6. Nous auons defia dit le Suafu & la Mandioca, Mandijba, & Manijba estoient vne mesme plante, sinon que le nom de Sualu est particulier à la fauuage. ss. Il a desia parlé de ce Diego en la relation du dix-neufuiesme May. 56. Il portoit peur-eftre le nom du pays d'où il estoit venu , les Carajas habitans la terre ferme au dessus de la Capitanie de sainet Vincent, Suiuant l'opinion de Monsieur de Lact liu. 15. des Indes Occidentales ch. 3. Demelme que Tamaris a pû prendre son nom de la Capitanie de Tamarica, d'où il estoit natif. 57 le n'ay veu'aucun nom qui approchaft: de celuy-cy soic arbres, arbustes, ou herbes, dans,Marcgrauius que le Copiiba , qui a des fueilles longues d'vn demy pied, & des baques, ressemblant aų. laurier. Suiuant qu'il. est rapporté par ledit autheur liu.3. ch. 14. 58: Nous auons parlé cy-dessus au nombre.

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14. des diaerses especes des porcs du Brasil,
mais il ne s'en rencontre point de ce nom.
Il faut que ce soit vne de celles que les Tou-
pinambous appellent fuiuant de Lery ch.
10. Tapiroussou, Seouassou, Tajassou.
59. Monsieur de Laet liu. 16. des Indes Occi.
dentales ch. 6. auquel il descrit la coste du
Brasil depuis Rio Grande iusques à Siara, sui-
uant Figueredo,me faict croire qu'il faut li-
re icy, aux Salines & Vpanema, &non pas à
Salmes & Vpamene. La riuiere proche de
Guamare, dans la Capitanie de Siara, estant
appellée des Portugais Rio de Salinas, & par
les sauuages Caru-Arecuma. Dans les Cartes
dudit Laer, Salinas, & Caruarama, esquelles
yn peu plus haut, tirant à Siara , est remar-
quée la riuiere Vpanema. Il adiouste qu'on
peut tirer beaucoup de sel de ladite riuiere
Cauarama , qu'il nommé aussi Carvvareta-
me, fors és mois de pluyes qui font May &
Iuin, cause pour laquelle elle a esté nommée
des Portugais , de Salinas. Sur les bords de
ces deux riuieres dans le gouuernement de
Siara, fut assassiné Iacob Rabbi auec ses gens;
& les Tapuies subiets de landhuy.
60. Ce Camaron estoit vn Capitaine des
Portugais , qui vint de la Baye de tous les
Saincts à Siara , auec. ce qu'il pût amasser de
gens en mil six cent quarante-cinq pour se-

Nn

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courir les liens qui s'estoient retirez en terre ferme,crainte des Hollandois. Nous auons parlé cy-dessus du gouuernement de Parayba, qui est entre celuy de Rio Grande & Tamarica. La Verge est vn plain pays au dessus du Recif dans le continent, demeure des Tapuies sous Vvajapeba. Le Sieur de Laet auliu. 16.des Indes Occidentales ch.2. dit que cette contrée de Parayba fut premierement decouuerte par les François , qui en furent chassez par les Portugais l'an mil cinq cent quatre-vingt-quatre, que le lieu où ils aborderent s'appelle encore port François, & le cap voisin cap Blanc,fur hauteur de six degrez, & quarante cinq scrupules au Sud de la ligne. D'où il y a deux lieuës iusques à la riuiere de Parayba , fur l'embouchure de laquelle les François auoient basty vn chasteau, qui est celuy duquel il est icy parlé, qui fut depuis augmenté, & fortifié par les Portugais , sur tout depuis que les Hollandois ont pris la ville d'Olinde. Le Sieur Moreau traducteur de la presente relation m'a dit, qu'on appelloit auiourd'huy cechafteau de Parayba, Saincte Marguerite , esloigné du Recif par mer de trente lieuës. Laet adiouste, que proche ce chasteau les Portugais ont vne ville assez bien fortifiée, appellée Philippe. Qu'il y a en ces lieux plusieurs - moulins à sucre. Qu'au dessus de ces chasteaux & ville, habitent les Tapuies appellez Tiguares, lesquels à ce que ie peux iuger, estoient lors de cette relarion du

party

des Hollandois, puis qu'il est dir, que Iacob Rabbi chef Hollandois

, auoit laissé les chiens de Baro dans ledit chasteau, duquel aussi il falloit

que

lesdits Hollandois fussent maistres en l'an mil six cent quarante-sept. 61. Il faut lire Cobre de Veado, par les fauuages Boiguacu, & liboya; ce serpent est de la grosseur d'un homme, long de vingt-trois à vingt-quatre pieds, il est de plusieurs couleurs mélées ensemble, & réleuées en façon d'vn drap d'or ; le Sieur Martene commisfaire des guerre en cette ville, en a vne peau entierc, sa chair est bonne à manger. Il deuore les hommes & les animaux, gardant le chemin tantost caché dans les buissons, d'où il s’eleue sur la queuë, & se iettant sur les palsans s'enrouë autour du corps, les terrasse, & les fucce plutost qu'il ne les deuore;d'autresfois il se darde du haut des branches des plus forts arbres sur tout ce qui passe, estoufant les hommes & les animaux en les pressant, apres les auoir enuclopez. La morfure de cet animal se guarit facilement, les anaa tomistes disent qu'il a les costes & les vertebres solides. Sa description & figurc eft

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dans Guillaume pison au 3. liu. de la mede-
cine du Brasil.
62. Marcgrauius au liu. 8. de l'histoire natu-
relle du Brasil ch. 8. parle de cette façon de
rostir les gros animaux par les Brasiliens &
Tapuies , adioultant seulement cecy, qu'a-
pres que la fosse auoit esté échaufée, ils met-
toient de grandes fueilles d'arbres au fond
d'icelles , sur lesquelles ils ietcoient les mor-
ceaux de la viande qu'ils vouloient faire cui-
ré, puis les couuroient de fueilles, sur lesquel-
les ils iertoient de la terre , finalement fai-
soient vn grand feu par dessus, qu'ils entre-
tenoient iusques au temps qu'ils croyoient
que la chair estoit cuitte., &. alors ils la ti-
roient de la fosse, & la mangcoient goulu-
ment. Le mesme autheur au ch. 12. du mel-
me liure dit ;, qu'ausli-toft que la ieunesse a
chaffé, que toute leur proyeest mise és mains
des femmes, apres que du dedans des bestesel-
le a fait curée aux chiens, & que ces femmes
rostissent le tout à la façon que nous venons
de dire.
63. Iean de Lery en son Ameriquech.9re-
niarque que de mesme que les peuples du bra-
Gil ne mangent aucunement pendant leurs
beuueries , auffi ne boiuent ils point pendant
qu'ils mangent, ce que font encore auiour...
d'huy lęs Turcs.

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