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He became a member of the Corps Législatif under Napoleon, and a Peer of France under Louis XVIII., and he died in 1827, at the age of fourscore. M. Français de Nantes greatly modified in after life the opinions which these letters express. He supported the re-establishment of the Roman Catholic Religion in France. He accepted from Napoleon the title of Comte de l'Empire and the office of DirecteurGénéral des Droits Réunis. In 1814 the Comte Français lost his place, but in 1831 he was made a Peer of France by Louis Philippe, and he survived till 1836. Etienne Dumont, of Geneva, is well known to the present age by his Commentaries upon Bentham, and still better by his ‘Recollections of Mirabeau.” “All the former Mirabeaus,” says Lord Macaulay, “were daubs in comparison.” This most agreeable work was not published till 1832, three years after the author's death. It is striking to observe in M. Dumont's letter of June, 1792, that, even after the events on the 20th of that month, and when there were so many symptoms full in view of the coming anarchy, men of high intelligence could still employ themselves in calmly weighing lesser changes in the administration of the law.

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Le Duc de la Rochefoucauld (Liancourt) au Comte Stanhope.

My LorD, Paris, 14 janvier, 1792. J'ai bien reconnu, dans les deux lettres que vous m’avez fait l’honneur de m'écrire les 18 et 22 décembre, les sentimens qui vous animent toujours pour la cause de la liberté et de l'humanité. A ces deux titres la Révolution Française a excité et mérite votre intérêt. Vous en avez suivi les progrès, et si vous avez reconnu et blâmé quelques fautes dans la marche et dans les opérations de l'Assemblée Constituante, le général de ses travaux a reçu votre approbation. Vous avez été surtout frappé des maux que pouvait entraîner l'intolérance religieuse qui n'était point dans les principes de notre Assemblée mais à laquelle elle s'était laissée entraîner en croyant servir par là la cause de la liberté. Vous avez vu que l'Assemblée nouvelle s'y livrait encore davantage ; et tout en approuvant la pétition de quelques membres du département de Paris, vous avez craint qu'il ne résultât de ces oppositions manifestes de principes une fermentation fâcheuse. Vous avez cherché les moyens de l'apaiser, et ceux que vous avez fournis sont très-bons; mais comme d'autres événements ont détourné l'attention publique de dessus les prêtres, il a paru raisonnable de ne pas l'y reporter, et de remettre à un autre temps à profiter de vos vues, si les principes de liberté en ce genre ont encore besoin d'un voile léger. Je ne vous entretiendrai pas plus longtemps, parceque vous aurez pour vous donner sur ce sujet et sur beaucoup d'autres tous les détails que vous pourrez désirer beaucoup mieux qu'une lettre, puisque la mienne vous sera remise par M. de Talleyrand, auteur de la pétition, et dont le nom n'a pas besoin d'être accompagné d'une recommandation. Il désire avoir l'honneur de vous connaître, et je suis bien sûr que ce désir sera réciproque de votre part. C'est un homme dont les lumières ont été les plus utiles à la Révolution. Vous le trouverez persuadé d'une grande verité qui ne vous est point étrangère, que les intérêts de l'Angleterre et de la France ne sont point contraires, et qu'au moment où la politique des cours cédera la place à la politique des nations les deux peuples, qui ont le plus de raisons de s'estimer, s'alliéront, et procureront par cette alliance la paix au monde. Puisse ce moment s'accélérer; et peut-être la situation actuelle des affaires en Europe serait-elle propice à diriger nos deux Gouvernements vers ce but désirable. M. de Talleyrand serait très-propre à être l'organe d'une pareille négociation si votre Ministère paraissait disposé à l'entamer de bonne foi, et sans doute vous concourriez à une aussi belle œuvre, si vous croyez qu'elle pût s'effectuer. Beaucoup d'esprits ici commencent à croire qu'elle n'est pas impossible. Agréez, my Lord, etc. LA ROCHEFOUCAULD.

M. Français (de Nantes) au Comte Stanhope.

My LoRD, Paris, 23 février, 1792. J'espère que vous aurez reçu la réponse que j'ai eu l'honneur de vous adresser à Seven oak, Kent. Je ne doute pas que des malveillants n'exagèrent beaucoup l'embarras de notre position pour écarter la proposition de nos envoyés auprès de votre Cabinet. La nation Française éprouve actuellement une crise ; mais

telle est la vigueur de ce malade que je suis très-persuadé que le premier coup de canon va lui donner une énergie prodigieuse, et réunir tous les partis dans un effort commun. Le peuple s'est élevé à une telle hauteur, et il sent tellement la dignité de sa nouvelle existence, que nul effort humain ne pourra le forcer de reculer. On se chicane actuellement sur des principes plus ou moins exagérés, mais dans le danger tout le monde sera d'accord. Nous avons au moins deux millions de soldats. Nos biens nationaux s'élèvent à plus de trois milliards, et paieront à peu près notre dette. Les retards dans le recouvrement des impôts proviennent du système trop compliqué adopté par le Corps Constituant, de la nécessité de former un nouveau cadastre de toutes les terres. Mais partout où les rôles sont faits on paie, et l'on paie un tiers de moins que sous l'ancien régime. Notre commerce , absolument paralysé par la subversion de nos colonies, se relèvera aussitôt que les blancs et les gens de couleur seront d'accord, et c'est à quoi nous travaillons. Enfin nos maux ne sont que momentanés. Ils sont l'effet de la plus grande secousse politique que jamais aucune nation ait éprouvée, mais les biens qui en doivent résulter seront durables, et ils ont pour base certaine l'intérêt évident des 19-20èmes de la nation. On est généralement persuadé en France qu'il vaut mieux périr que de reculer; et l'Assemblée Nationale en donnera l'exemple.

Daignez, Milord, soutenir l'honneur de notre nation contre ses détracteurs, qui nous jugent sur des gazettes Ministérielles, qui peignent comme des anthropophages le peuple qui, environné de dangers et au milieu de la rage de ses ennemis, se montre le peuple le plus doux de l'Europe. Je suis, avec respect, etc.,

FRANçAIs, Député de la Loire Inférieure.

Le Comte Stanhope à M. Français (de Nantes). Mansfield Street, MoNSIEUR, à Londres, ce 6 mars, 1792. J'ai reçu la lettre du 23 février que vous

m'avez fait l'honneur de m'écrire ; elle m'a fait un grand plaisir. Rien ne peut m'en faire d'avantage que de recevoir de bonnes nouvelles de votre grande et admirable Révolution, et je me sentirai toujours très-obligé aux personnes qui m'en donneront.

J'ai aussi reçu votre précédente lettre, qui m'était adressée à ma campagne en Kent; et je suis charmé que mes idées sur vos prêtres, que je vous ai exprimé dans ma longue lettre, aient mérité l'approbation de quelques-uns des plus respectables membres de votre digne Assemblée Nationale.

Il y a environ huit jours que je fis un discours dans la Chambre des Pairs sur la conduite des Ministres par digne rapport à la Russie.

J'y ai introduit les affaires de France, et je les ai mis dans un point de vue différent de ceux qui ont précédemment traité cette matière. Mr. Paine et quelques autres écrivains ont eu la maladresse de tâcher de faire croire que le succès de votre Révolution en France serait la chute de notre Constitution en Angleterre. Ils vous

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