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veut pas Oter, mais accroître et am- | Apléger (servir de caution, de plége, | Aquasser (devenir calme, en parlant plier tous les jours. caution).

de l'eau). - Le temps cessa et la Anal (anneau). Et leur donnoit anals Apleuvoir (continuer à pleuvoir). mer s'aquassa. d'or.

On n'épargnoit non plus or ni ar- Aquoiser (devenir coi , tranquille). Anavier (conduire par eau).- Le roi gent que donc que ii apleuist des Araser (raser d'une manière conti

entra en un batel et se fit anavier nues, ou que on le puisat en la mer. nue). jusques à l'hôtel Saint-Pol. Apoier (appuyer). - Apoiez vous ici Arateler (haleter). — Et ouïrent les Ancesseur (ancêtre). - On a de mes de lez moi.

chevaux arateler. ancesseurs peu trouvé qui soient Apovri (apauvri).

Arché (courbé en arc). Et étoit morts en chambre ni en lit. - Et de Appacti (mis à composition). -S'ils la dite couronne archée en croix. nos ancesseurs ils furent là tous n'étoient bien aconvenancés et ap-Archegaie (javelot). morts et déconfits.

pactis.

Archonner et arçonner (faire l'arc, Ancesterie (tige d'ancêtres).- Les Apparant (apparence).- 11 n'en étoit se courber). — Les lances point ne plus honorables de corps, de che nul apparant.

se brisèrent, mais archonnèrent. vance et d'ancesterie de la ville de Appareillé (prét),

Ardaier (aiguillonner). - Ainsi héCalais.

Appareillement (avec appareil). riant et ardaiant l'un l'autre, advint Ancrer (être à l'ancre).

Apparoir (paraitre).-Oncques mes que... Angel (ange). — Ils n'étoient ni an chefs ne furent si grands comme ils Ardoir et ardre (brdler, d'où ars gels ni esprits, mais hommes.

apparent pour le présent. — Il ne brolé, arsure, arsion et arsin, acAnglesche (anglais; il se conforme a leur apparoit aucun confort de nul tion de bråler). – Depuis la desla prononciation), côté.

truction et arsien de la ville de Gand. Anglet (petit angle, coin). - Adonc Appasser (passer ).

Argu (subtilité, finesse). ---Si Aymeme tira-t-il à une part, en un anglet Appaticer (faire pátir).-Quand ainsi rigot edt tourné ses usages et ses de la chapelle du chatel.

les vouloient mener et appaticer. argus en bonnes vertus. angoisseusement (douloureusement, Appeauls (pluriel d'appel, dont le Arguer (tourmenter, accuser). Et avec angoisses). singulier est aussi appeau). - Le

arguoit durement le duc de NorAngoisseux (rempli d'angoisses).

roi qui souffert avoit ces appeaulx

mandie. Anientir (anéantir, réduire à néant).

en gage de bataille.

Arièmes (nous) (nous aurions, et il Annihiler (détruire). — Et annihile- Appendance (dépendance). -- Il re

aroit, pour il auroit, d'avoir. Les ront leurs pourvéances. couvreroit Lille et Douay et les ap

pluriels en ièmes au lieu de ions Annoi (ennui).- Quelqu'annoi et dé

pendances.

sont encore normands et picards). plaisance qu'il eut du roi Richard Appendre (dépendre de). - Et y ap

Nous n'y arièmes jamais nulle bonne son frère. — Car de vos annois les pend un beau château.

aventure. Si aroie plus cher à Bruxellois ont grand compassion. Appenser (penser).

etre mort que il en advint ainsi. -Anoier (fächer). -Pensez-vous qu'il Appenti (sorte d'appui extérieur des

Ils pensoient qu'il y aroit escarmoune lui dat pas bien anoier. - La

maisons, comme il en existe encore che. dame qui véoit son châtel pris, dans une des rues de Genève. On les Ariole (devin). — Les aucuns de ces dont moull li anoioit.

démolit en ce moment, de même arioles affirmoient que le roi étoit Ynte (tante). - Les héritières d'Es qu'on les a démolis partout), - Et damné par sorts. pagne et de Castille ses belles antes.

fit abattre tous les appentis de Paris Armeret (vaillant). - Les plus preux - Et étoit la roine d'Angleterre son

pour chevaucher plus aisément et les plus armerets de toute Turante. parmi les rues.

quie. Le gentil duc Wincelant Anten (auparavant). — Bien savons Appert (expert).

qui fut en son temps noble, joli, que le Mongat fut anten à Toulouse. Apperlement (d'une manière ex frisque, sage, armeret et amoureux. Anuit (ce soir). — Il aura réponse

perte).

Armoié (orné d'armoiries). anuit pour relourner le matin. — Apperleté (babileté). Lå pussiez- Armoier (armurier). — Les meilNous y serons anuit au gite.

vous voir entre ces nouveaux che leurs ouvriers armoiers qui fussent Anuiter (faire nuit).--Environ l'anui

valiers toute apperteté.

en Lombardie. ter, ce jeudi au soir. Appertise (exploit).

Aroić (mis en rang). — Aussi bien Aourer (adorer ).-On aoure saint Appéter (désirer, manquer). – Vi

aroiés, appareilles et armés de touAquaire.— Nous aourerons les Anglois des lèvres, mais les caurs ne Applouvoir (tomber abondamment, Arondeau (hirondelle).- Ni en avoir vres leur appétissuient.

tes pièces que nuls gens d'armes

pourroient étre. s'en mouveront ja. Aourné (orné). — Et avoient toutes

comme une pluie). - Et toujours les litières si richement aournées que Appoier (appuyer). --- Adore furent applouvoient gens de tous lez.

pitié non plus que d'arondeaux ou

d'alouettes qu'on prend en la saison rien n'y failloit. Aouser (adorer). - Quand sire Eus

ordonnées échelles et appoiées con- Arouter (mettre en troupe; de route,

pour manger. tache de Saint-Pierre eut dit cette tre le mur.

troupe). parole, chacun l'alla aouser. Appresser (presser).

Arréé et arré (orné). — Il étoit bien Août (moisson).—Le pays est si chaud Approvender, s'approuvender (ap

appareillé et arréé de ce que à lui que, à l'entour du mois de juin, provisionner; de provende, provi

appartenoit. — Aussi bien arrés et l'août y est passé. sion). — Combien qu'ils eussent été

appareilles de toutes pièces comme Aparler (entretenir, continuer à par bien approvendés de foins, d'avoine nul chevalier pourroit étre.

ler). - Quand messire Guillaume de et d'aigue do:ce. — Et les approu- Arréement ( en arroi, en bon orNamur fut premièrement aparlé de venda bien et largement.

dre). - Ils chevauchèrent moull arcette matière.- Les seigneurs qui Appuigner (empoigner). — Et appui réennen de ce 'aparloient.

gnèrent et appointèrent leurs lances.. Arrenter (donner des renles).

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LES

DE

SIRE JEAN FROISSART

QUI TRAITEST

DES MERVEILLEUSES EMPRISES, NOBLES AVENTURES ET FAITS D'ARMES

ADVENT'S EN SON TEMPS

EN FRANCE, ANGLETERRE, BRETAIGNE
BOURGOGNE; ESCOSSE, ESPAIGNE, PORTINGAL ET ES AUTRES PARTIES

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PARIS

F. WATTELIER ET C'e, LIBRAIRES-ÉDITEURS

19, RUE DE SÈVRES, 19

M DCCC LXVII

DES MOTS FRANÇAIS DU QUATORZIEME SIÈCLE DEVENUS HORS D'USAGE AU DIX-NEUVIÈME,

AVEC DES EXEMPLES TIRÉS UNIQUEMENT DES CHRONIQUES DE J. FROISSART.

A
Achater (acheter)

Eustache d'Aubrecicourt et messire
Achevement (exploit).

Jean d'Évreux.
A, Atout (avec).
Achievement (exploit).

Aduré (endurci à la fatigue). - Un
Abaubir (déconcerter ). – Et la re-Achoison (occasion, cause). — A pe moult aduré écuyer, vaillant homme

gardoit le roi si ardemment qu'elle tite achoison il a saisi ses châteaux. aux armes. en devenoil loute honteuse et abau

- Je pris voie et achoison raison- Advenist (advint). -- Il convenoit que bie. nable d'aller devers, etc.

ce advenist. Able (habile).

Achopper (trébucher).-N'a pas mé-Advoer(avouer, approuver). -Voire! Ablement (habilement). – Combat tier, s'il se trouve en bataille à l'en dit le maire, qui jà étoit advoé du tant moult ablement.

contre de nous, que son cheval roi.- Tous lui eurent en convenant Abrocher (éperonner fréquemment). achoppe, car s'il étoit pris, sa ran de l'advoer. - Les chevaucheurs chrétiens vin con ne seroit payée.

Advoeson (bail donné à un avoué). rent abrochant jusques à la. Acointer (devenir ami).

Aelle (aile).- Et supportoit dessus ses Absol (absous). – Le roi de France Acumminger (communier). – Et se aelles ceux de Paris. les a absol de leurs mesfaits.

acomingèrent les trois parts de l'ost. Aerdre (s'] (s'allier). Absoldre (absoudre). Acomparager (comparer).

Affaité (rempli plus qu'au falte). Abus (confus). – Adonc furent les compter (songer).

Le roi et la roine d'honneur et de inquisiteurs et le conseil lout abus. Aconsuir (poursuivre, atteindre). largesse étoient si pleins et si af- Si fut tout abus.

Aconvenancer(promettre, engager). faités.
Abusion (tourment, persécution). Le maronnier se aconvenança à lui. Affaité (informé, mis au fait ). -
Tant de mérancolies et d'abusions le sconvoyer (accompagner).

Donc envoya par messages secrets
prirent et aberdirent de tous lez Acoster (approcher).-Oncques char et affaités de ce faire.
qu'il entra en une frénésie.

nellement messire Edouard n'acosta Affellonnir (s'irriter ). - Si lui enAbusquer (s'l (se beurter).

à li.

grossa le cæur au ventre et affelAcarger (charger). - Et apporter et Acoursé (d'un cours réglé). -Si le lonit grandement. acarger sur les fossés.

voyage y étoit acoursé, les chrétiens Affermer(conclure, signer; d'où firm Acater (acbeler).

y viendroient communément. en anglais). Accointer et Accointoier (se faire Acquerre (acquérir).

Afféroit (ill (il convenait; d'afférir). cointe, élégant, beau ). - Et pour Acreu (obtenu à crédit; d'accroire, --Trop bien savoit prendre où il apeux ajoliver et accointoier.

confier). — Si ses gens avoient rien partenoit et remettre où il afféroit. Accoler (embrasser; d'où accolade).

acreu, on seroit payé.

— 11 affiert. – Tant penser n'affiert Accommencer (commencer).

Adestrer (accompagner, etre sur la pas à vous. Accordable (qui peut être accordé).

droite). - Les seigneurs qui les li- Affier [s] (se fier). — Il s'affioit tant Accoucher (se) (se coucher).—Le roi

tières de la roine et des dames de

en sa puissance. se accoucha malade. - Une maladie voient adestrer. prit au connėtable de laquelle il ac- Adextrer (accompagner). — Le roi Affiner (finir). - Et auroit tôt cette coucha au lit. adextré de ses maréchaux.

guerre affinée. Accouter (préter attention).- A quoi Adhers (accusé). - Avant que Betisac Affoler et Affouler (estropier, malils accouloient moult peu. fut néant adhers ni demandé. — Les

trailer). II en tua douze tous morts, Accuse (accusation). - Et tout par ac amisses dont il est maintenantadhers

sans ceux qu'il meshaigna et affola cuse et par envie. et encoulpe.

- Et en y eut pour ce parti plusieurs

morts et affolés. Acertener (assurer). — Ils furent in-Admirauli (amiral). - Si fit dire à

formés et de vrai acertenés de la l'admiraulo et au connétable que | Affourager (approvisionner de four-
mise.
ils, etc.

rages). — Et se pourroit-on émer. Acerles (sérieux, sérieusement). Adolé (attristé; de dolere).

veiller où on prenoit les fourrages Acesmé (paré). — Il n'y avoit en toute Adoubé (revétu de toutes armes , of

pour affourager les chevaux. Gascogne écuyers si jolis, si beaux, fensives et défensives). – Trente Affrener (mettre un frein, retenir). si acesmés comme ils étoient.

compagnons bien armés et adoubés. Affuir (fuir).
Acesmement (parure, ornement). Adoulé (attristé; de dolere). Agar (exclamation, pour: Voyez un

Au voir dire c'étoit grand'beauté de Adresse (direction, redressement). peu! On dit encore: Aga!)- Agar!
voir leur contenement et acesme En eux vous trouverez toute adresse. comme les Hainuyers nous réveil-
ment.
- Il savoit toutes les adresses et les

lent! Achapt (achat).

torses voies.

Agré (gré). — Il vous vint en agré que Achapter (acheter).-Afin qu'ils fus- Adresser (redresser; et prendre la vous partites. sent achaptés bien et cher.

droite ; le même qu'adeštrer).—Et Ahanier (laboureur, homme de peine, Acharier (transporter). adressèrent la dite dame, messire de ahan fatigue). - Si montoient

a

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